L’étude de phase III du survodutide de Boehringer Ingelheim a
montré une réduction ciblée de 34 % de la graisse viscérale et de 63 %
de la graisse hépatique ainsi qu’une minimisation de la perte de masse
maigre lors d’une analyse prédéfinie, favorisant une amélioration de la
santé métabolique chez les personnes en situation d’obésité
• Ce communiqué s’appuie sur les principaux résultats positifs
annoncés précédemment de l’étude SYNCHRONIZE-1 (76 semaines) qui a
atteint ses critères d’évaluation primaires et montré une perte de poids
par rapport à l’inclusion allant jusqu’à 16,6 % avec le survodutide, un
nouveau double agoniste des récepteurs du glucagon/GLP-1.
• L’analyse préspécifiée détaillée d’une sous-étude de l’étude
SYNCHRONIZE-1 montre que, par rapport à l’inclusion, le survodutide a
permis une réduction allant jusqu’à 34 % de la graisse viscérale, la
proportion de masse maigre perdue ne représentant pas plus de 10,8 % de
la variation de la masse tissulaire totale à la dose la plus élevée,
ainsi qu’une réduction allant jusqu’à 63,1 % de la graisse hépatique,
indiquant une réduction ciblée de la graisse nocive pour la santé
métabolique, après 76 semaines.
• Les résultats détaillés de l’étude SYNCHRONIZE-MASLD présentés ont
montré que l’étude a atteint ses critères d’évaluation principaux, avec
des résultats complémentaires montrant que, par rapport à l’inclusion,
une normalisation de la graisse hépatique a été obtenue par 6
participants sur 10 en situation d’obésité ou de surpoids atteints
d’une maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement
métabolique (MASLD) traités par le survodutide, après 48 semaines.
• Les résultats des études SYNCHRONIZE-1 et SYNCHRONIZE-MASLD ont été
présentés lors des sessions scientifiques 2026 de l’American Diabetes
Association (ADA) et publiés simultanément respectivement dans The New
England Journal of Medicine et dans Nature Medicine.
Ingelheim, Allemagne, le 7 juin 2026 – Boehringer Ingelheim a annoncé
aujourd’hui les résultats positifs de deux études mondiales de phase III
de son double agoniste des récepteurs du glucagon/GLP-1, le survodutide
(BI 456906), les études SYNCHRONIZE-1 et SYNCHRONIZE-MASLD. Les
résultats prouvent le potentiel du survodutide à réduire le poids et,
par conséquent, à améliorer la santé métabolique dans deux populations
distinctes : les adultes en situation d’obésité ou de surpoids, sans
diabète de type 2 (étude SYNCHRONIZE-1), et les adultes en situation
d’obésité ou de surpoids atteints d’une maladie hépatique stéatosique
associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD) avec signes
d’inflammation et/ou de fibrose (étude SYNCHRONIZE-MASLD). Les résultats
complets des études SYNCHRONIZE-1 et SYNCHRONIZE-MASLD ont été
présentés le 07 juin 2026 lors des sessions scientifiques 2026 de
l’American Diabetes Association (ADA) et publiés simultanément
respectivement dans The New England Journal of Medicine et dans Nature
Medicine.
Résultats de l’étude SYNCHRONIZE-1
L’étude de phase III de 76 semaines SYNCHRONIZE-1 a évalué le
survodutide chez les adultes en situation d’obésité ou de surpoids, sans
diabète de type 2. Les principaux résultats positifs annoncés en avril
ont montré que l’étude a atteint ses critères d’évaluation principaux,
selon l’estimand de stratégie de traitement* et l’estimand
d’efficacité†. Une perte de poids durable pouvant atteindre en moyenne
16,6 % a été observée selon l’estimand d’efficacité, une diminution
statistiquement significative versus 3,2 % dans le bras placebo (p <
0,0001).‡
Dans une sous-étude de l’étude SYNCHRONIZE-1, la perte de graisse
observée chez les patients ayant bénéficié de mesures par IRM au début
et à la fin de l’étude s’est traduite par une réduction relative allant
jusqu’à 34 % de la graisse viscérale. Une analyse supplémentaire a
montré que la masse maigre ne représentait pas plus de 10,8 % de la
variation de la masse tissulaire totale à la dose la plus élevée,
indiquant que la perte de poids était principalement attribuable à des
réductions de la masse grasse. Dans la même sous-étude, une analyse
prédéfinie a montré que les adultes traités par le survodutide
obtenaient une réduction de la graisse hépatique allant jusqu’à 63,1 %,
confirmant le potentiel du survodutide à avoir un impact positif sur la
santé métabolique.
« Pour les personnes en situtation d’obésité, la perte de poids n’est
qu’un élément du problème. Ces personnes sont confrontées à un risque
accru de développer des affections graves dues à l’obésité et au
dysfonctionnement métabolique qui lui est associé, y compris une maladie
hépatique métabolique, un diabète de type 2 ou des maladies
cardiovasculaires. Il existe un besoin urgent de traitements allant
au-delà de la perte de poids pour s’attaquer également à ces affections
connexes », a déclaré le Dr Lee Kaplan, Médecin, Titulaire d’un
doctorat, directeur de l’Institut de l’obésité et du métabolisme,
Boston, Massachusetts, États-Unis, président du comité exécutif du
programme SYNCHRONIZE. « Je suis ravi de voir que ces données prouvent
que le double agonisme du survodutide sur les récepteurs du
glucagon/GLP-1 représente une approche prometteuse pour les personnes en
situation d’obésité et pour celles qui sont atteintes de maladies
hépatiques métaboliques associées à l’obésité, notamment la MASLD et la
MASH. »
« L’obésité est une maladie complexe liée à la façon dont l’organisme
gère le métabolisme. L’excès de graisse viscérale, que l’on retrouve
principalement autour de l’abdomen, est un facteur connu de
dysfonctionnement métabolique qui est étroitement lié à l’altération de
la fonction hépatique », a indiqué Shashank Deshpande, président du
conseil d’administration et responsable de l’activité Santé Humaine de
Boehringer Ingelheim. « En s’attaquant à l’obésité par le biais de la
graisse viscérale et de la graisse hépatique, le survodutide peut
potentiellement redéfinir les bénéfices qu’une thérapie ciblée de
gestion du poids dans la mesure où nous cherchons à combattre les
principaux facteurs de dysfonctionnement métabolique souvent associés à
l’obésité. »
La santé métabolique fait référence à la façon dont l’organisme
transforme les nutriments et maintient l’homéostasie. Étant une maladie
complexe, l’obésité n’est pas qu’une question de poids, elle est
associée à des perturbations des processus métaboliques. Jusqu’à trois
personnesen situation d’obésité sur quatre présentent une MASLD, dans
laquelle un excès de graisse s’accumule dans le foie. Chez environ une
personne en situation d’obésité sur trois, cette maladie peut évoluer
vers un stade plus grave appelé stéatohépatite associée à un
dysfonctionnement métabolique (MASH), qui est caractérisé par une
inflammation et une fibrose hépatique.
Résultats de l’étude SYNCHRONIZE-MASLD
Les résultats de phase III positifs de l’étude SYNCHRONIZE-MASLD
confirment le potentiel du survodutide en matière de santé métabolique
en démontrant des améliorations de la perte de poids et une réduction
ciblée de la graisse hépatique. L’étude SYNCHRONIZE-MASLD a évalué le
survodutide pendant 48 semaines chez des adultes en situation d’obésité
ou de surpoids atteints d’une MASLD avec signes d’inflammation et/ou de
fibrose, avec ou sans diabète de type 2.
L’étude a atteint ses co-critères d’évaluation principaux selon
l’estimand de stratégie de traitement et l’estimand d’efficacité, les
résultats montrent que jusqu’à 84,2 % des participants traités par le
survodutide ont obtenu une réduction relative de la graisse hépatique
d’au moins 30 % selon l’estimand d’efficacité, une amélioration
statistiquement significative versus 24,3 % dans le bras placebo (p <
0,0001). L’étude a atteint son autre co-critère d’évaluation principal,
avec une réduction relative du poids corporel allant jusqu’à 12,2 %,
selon l’estimand de l’efficacité, versus 1 % dans le bras placebo (p
< 0,0001). Des résultats détaillés supplémentaires portant sur un
critère d’évaluation secondaire ont montré que jusqu’à 6 patients sur 10
(61,0 %) ont obtenu une normalisation de la graisse hépatique (teneur
en graisse hépatique < 5 %) à la semaine 48, selon l’estimand de
l’efficacité, versus 5,7 % dans le bras placebo.
Des tendances positives ont également été observées pour d’autres
critères d’évaluation secondaires évaluant des biomarqueurs hépatiques,
tels que les taux d’alanine aminotransférase (ALAT), indiquant une
réduction de l’inflammation.
Comme prévisible avec les thérapies basées sur le GLP-1, dans l’étude
SYNCHRONIZE-1, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés
avec le survodutide étaient des effets gastro-intestinaux (GI), qui
étaient principalement d’intensité légère à modérée et se sont
habituellement produits pendant la phase d’escalade de dose. Les effets
les plus fréquents versus placebo étaient les nausées, les vomissements,
la diarrhée et la constipation. Les taux d’arrêts du traitement en
raison d’effets indésirables GI ont été de 19 % chez les personnes
traitées par le survodutide versus 2,9 % dans le bras placebo. Ces
résultats étaient cohérents avec ceux observés dans l’ensemble de
l’étude SYNCHRONIZE-MASLD et avec les effets de classe connus. Aucun
nouveau signal de tolérance n’a été identifié dans les deux études. Pour
l’avenir, Boehringer s’engage à aider les patients et les médecins à
prendre des décisions éclairées grâce à des conseils et protocoles
posologiques optimisés, centrés sur le patient.
Dans leur ensemble, les études SYNCHRONIZE-1 et SYNCHRONIZE-MASLD
démontrent les bénéfices potentiels du double agonisme des récepteurs du
glucagon/GLP-1 pour les personnes en situation d’obésité et pour
celles atteintes de MASLD avec signes d’inflammation et/ou de fibrose.
Le survodutide pourrait répondre au besoin de traitement de ces
affections encore non satisfait car son agonisme sur les récepteurs du
GLP 1 diminue l’appétit tout en augmentant la sensation de rassasiement
et de satiété tandis que son agonisme sur les récepteurs du glucagon
agirait directement sur le foie pour réduire la graisse hépatique,
réguler la fonction métabolique, résorber l’inflammation et améliorer la
fibrose. Le survodutide est un agent expérimental dont l’utilisation
n’est pas encore approuvée ; son efficacité et sa tolérance n’ont pas
été établies.
De plus, dans le cadre du programme plus vaste d'investigation,
plusieurs études de phase IIIb sont en cours pour répondre aux besoins
essentiels encore non satisfaits des personnes vivant avec une obésité
et dans un contexte de vie réelle. Devant débuter plus tard cette année,
l’étude SYNCHRONIZE-HERA évaluera le survodutide dans le domaine de la
santé des femmes ; l’étude ELEVATE-LIVER évaluera l’impact du
survodutide sur la préservation de la fonction et de la structure
cardiaque chez les personnes atteintes de MASLD ou de MASH précoce ; et
l’étude SYNCHRONIZE-START examinera des approches de titration en vie
réelle, y compris lors de l’instauration du traitement ou du relais
après des AR-GLP1, en mettant l’accent sur la tolérance. Ces efforts
complètent les études SYNCHRONIZE-1 et SYNCHRONIZE-MASLD dans le cadre
du vaste programme mondial de phase III , chez les personnes vivant avec
un surpoids ou une obésité, y compris au sein de sous-populations clés.
Le survodutide est également en cours d’évaluation dans deux études
cliniques mondiales de phase III, les études LIVERAGE et
LIVERAGE-Cirrhosis, évaluant l’efficacité et la tolérance du survodutide
chez les adultes atteints de MASH et de fibrose de stade 2 ou 3 et chez
les personnes atteintes de MASH et de cirrhose compensée (fibrose de
stade 4).
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