Repairon annonce la publication dans le NEJM des résultats de l’essai clinique BIOVAT-HF, une thérapie innovante pour l’insuffisance cardiaque avancée
Diag&Santé
08/06/2026
GÖTTINGEN, Allemagne et PROVIDENCE, Rhode Island, 28 mai 2026 (GLOBE
NEWSWIRE) -- Repairon, société de biotechnologie spécialisée dans le
développement de thérapies cardiaques régénératives, annonce ce jour la
publication dans le New England Journal of Medicine (NEJM) des résultats
cliniques évaluant son tissu musculaire cardiaque humain artificiel
chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque avancée. La
publication indique que la restauration de la fonction du muscle
cardiaque chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque avancée
est réalisable, et pourrait s’accompagner d’une amélioration de l’état
de santé et de la qualité de vie. Détails de la publication : Zimmermann
WH, Ensminger S, Kutschka I, et al. Stem-Cell-Derived Biologic
Ventricular Assist Tissue in Heart Failure. N Engl J Med. 28
mai;394(20):1991-2001 DOI : 10.1056/NEJMoa2513525
Ces données sont issues de l’essai clinique BioVAT-HF
(BiologicalVentricularAssistTissue in TerminalHeartFailure). Cette étude
de phase I-II, conçue pour évaluer l’innocuité et l’efficacité
préliminaire du traitement, consistait à implanter sur le muscle
ventriculaire gauche affaibli de patients atteints d’insuffisance
cardiaque à fraction d’éjection réduite (ICFEr) avancée des greffons
myocardiques fonctionnels, développés à partir de cardiomyocytes dérivés
de cellules souches pluripotentes induites humaines et différenciés de
manière terminale, en complément d’un traitement médical conforme aux
recommandations. L’essai a débuté par une phase d’escalade de dose
visant à déterminer la dose maximale tolérée, suivie d’une phase
d’évaluation à cette dose afin d’examiner plus en détail l’innocuité et
l’efficacité préliminaire du traitement. Au total, 20 patients ont été
inclus dans l’étude, dont 16 ont reçu la dose maximale tolérée. Au
moment de la publication, le dernier patient inclus avait terminé 3 mois
de suivi, tandis que la durée de suivi pour l’ensemble des patients a
varié de 6 à 52 mois.
Les principales données d’innocuité rapportées dans la publication du
NEJM indiquent que 3 patients sont décédés au cours de l’essai, de
causes jugées non liées au BioVAT par le comité indépendant de
surveillance des données et de la sécurité. Les événements indésirables
sévères observés ont été principalement associés à la cardiopathie
sous-jacente des patients, aux comorbidités, ainsi qu’à
l’immunosuppression, qui a nécessité une adaptation du traitement
immunosuppresseur. Trois patients ont présenté des épisodes de
tachycardie ventriculaire, considérés comme non liés à la greffe de
BioVAT. Aucun cas de fibrillation ventriculaire n’a été rapporté. Parmi
les 16 patients ayant reçu la dose maximale tolérée, 2 ont été
hospitalisés pour insuffisance cardiaque.
Les résultats d’efficacité présentés dans la publication du NEJM
indiquent que, chez les patients ayant reçu la dose maximale tolérées,
les évolutions suivantes ont été observées, par rapport à l’inclusion :
• L’épaisseur de la paroi cardiaque ciblée a augmenté de 4,5 mm à 3 mois et de 2,9 mm à 12 mois de suivi.
• La fraction d’éjection ventriculaire gauche a augmenté de 3,9 % à 3 mois et de 6,9 % au dernier point de mesure.
• La qualité de vie, évaluée à l’aide du score KCCQ-OSS, s’est
améliorée de 6,7 points à 3 mois et de 15 points à 12 mois de suivi.
Les résultats de l’étude confortent les observations précliniques
suggérant que le muscle cardiaque artificiel peut s’intégrer au myocarde
lésé, former une couche vascularisée et se contracter de manière
synchronisée avec le tissu cardiaque natif. Ces observations ont été
étayées par l’analyse d’un cœur explanté chez un patient de la cohorte
d’escalade de dose, ayant ultérieurement bénéficié d’une transplantation
cardiaque. Cette analyse a fourni des preuves formelles de
remuscularisation du cœur humain, associées à des améliorations de
l’épaisseur de la paroi cardiaque, de la fraction d’éjection et de la
qualité de vie. Les auteurs ont conclu que des études cliniques
supplémentaires, avec des durées de suivi prolongées, étaient
justifiées.
Wolfram-Hubertus Zimmermann, docteur en médecine, professeur et
directeur de l’Institut de pharmacologie et de toxicologie du Centre
médical universitaire de Göttingen, en Allemagne, et auteur principal de
la publication du NEJM, a commenté : « Les traitements actuellement
disponibles pour l’insuffisance cardiaque permettent souvent de ralentir
la progression de la maladie, mais ne permettent pas de remplacer le
tissu cardiaque détruit. Notre approche vise à générer un nouveau tissu
cardiaque fonctionnel afin d’apporter un soutien ciblé au cœur affaibli.
»
Lothar Germeroth, titulaire d’un doctorat, PDG de Repairon, a déclaré : «
Nous sommes très encouragés par ces résultats de phase II, qui, selon
nous, confirment le potentiel thérapeutique de notre plateforme de patch
cardiaque régénératif. L’insuffisance cardiaque demeure l’une des
principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde. Nous
pensons que ces résultats pourraient ouvrir de nouvelles perspectives
dans le domaine de la régénération myocardique et de la médecine
cardiovasculaire réparatrice. »
Besoins médicaux élevés en cas d’insuffisance cardiaque avancée :
environ 5 % de la population mondiale souffre d’insuffisance cardiaque
chronique, quelle que soit sa sévérité, et cette affection demeure l’une
des causes de décès les plus fréquentes. Aux États-Unis, l’insuffisance
cardiaque représente la cause la plus fréquente d’hospitalisation et de
mortalité chez les personnes âgées, et plus de 6 millions de personnes
sont concernées. Lorsque l’insuffisance cardiaque progresse vers des
stades avancés, les patients ressentent une faiblesse et une gêne lors
de toutes les activités physiques et au repos, nécessitant parfois même
un alitement constant. Pour ces patients gravement malades, les seules
options thérapeutiques actuellement disponibles sont les pompes
mécaniques ou la greffe cardiaque.
À propos de Repairon :
Repairon GmbH est une société de biotechnologie allemande basée à
Göttingen, en Allemagne, spécialisée dans le développement de thérapies
cellulaires régénératives pour la médecine cardiaque. La société a été
fondée en 2014 sur la base des recherches menées par Wolfram-Hubertus
Zimmermann, docteur en médecine, et son équipe du Centre médical
universitaire de Göttingen, qui ont développé plusieurs technologies
d’ingénierie tissulaire dont l’applicabilité à la réparation d’organes
et au développement de médicaments s’est révélée efficace. Le principal
candidat thérapeutique de Repairon, le patch de muscle cardiaque humain
artificiel, est actuellement évalué dans le cadre de l’essai clinique de
phase II BioVAT-HF en tant que tissu d’assistance ventriculaire
biologique (BioVAT) pour l’insuffisance cardiaque terminale.